Saturday, December 31, 2011

le train de la mort 5/338 du 24/12/2011

Train 5/338 du 24/12/2011

Dérive d’un train (acte d’héroïsme ou de lâcheté ???)

Lecture d’un accident ferroviare par Mr : Sahli Neji

Matricule 37561P,

Autorisation de sécurité obtenue 01/01/1983

29ans d’expérience dans le domaine de la sécurité ferroviaire, dont 8ans dans le service Gare et 21ans dans le service mouvement( régulation et PCT)

Tous ceux qui vont lire cet article : se ne sont que des suppositions d’une personne qui a une grande expérience dans le domaine et qui a essayé de voir la réalité de ce qui a pu se passer. Avant il nous était formellement interdit de parler de ce qui arrive dans le domaine de la sécurité, c’est une affaire intérieure à la SNCFT et personne n’avait le droit de porter un jugement, mais le changement démocratique dans notre pays me donne la force de parler et essayer de donné mon avis sur un sujet qui me tient tant à cœur et surtout de donner le droit à ceux qui ont péri dans cet incident et qu’on devait traiter d’héros.

1/ La 1ère impression de ceux qui ont vu le tragique accident que se soit des cheminots ou autres ont justifié cet incident en tant qu’excès de vitesse et une absence de responsabilité des conducteurs alors qu’en réalité et dès que j’ai pu visionner la vidéo transmis dans la TV j’ai pu constater avec certitude que s’était une dérive et non un déraillement suite à un excès de vitesse et je vais vous expliquez comment je peut être catégorique sur ce qui a pu se passer sur ce train de la mort :

Si s’était un déraillement dû à un excès de vitesse et quelque soit cette vitesse la machine reste en avant de la rame vu que sa masse dynamique est supérieure à celle de n’importe quel autre wagon alors que dans le cas présent la machine a été dépassé par la plupart des wagons, ce qui explique que cette machine était en réalité freinée alors que le reste de la rame ne l’était pas, ce qui a détruit entièrement la machine.

2/ Tous les conducteurs qui ont pu assurer ce train depuis quelques années savent pertinemment qu’il sera dépassé par le train de voyageurs qui le suit à la gare de Bou Argoub sauf exception, et tous les mécaniciens se renseignent en avance sur le retard de ce train avec les gares pour se préparé à un tel dépassement, donc se qu’on doit retenir que la brigade du train était au courant qu’ils vont s’arrêter à Bou Argoub pour se faire dépasser, donc avant d’arriver à cette gare ils doivent réduire leurs vitesse (environ 30km/h) pour être reçu sur une voie déviée et pour se garer et laisser passer le train de voyageur.

3/ Ce train s’est arrêté entre BouFicha et Bir Bou Rekba, un arrêt provoqué par le déboitement ou l’arrachement d’un boyau de la conduite générale, ce qui implique une chute d’air de la conduite générale et le blocage automatique de tous les wagons soumis au freinage

La brigade du train après avoir constaté le fait, échange le boyau en question et remet le robinet d’air dans sa position normale et ensuite il vérifie derrière le wagon en question si l’air continu passe normalement (essai de continuité selon le règlement en vigueur) puis celui qui est resté sur la machine observe la monté d’air sur son manomètre, si tout va bien son assistant va constater le relâchement des sabots de freins du dit wagon, à cet instant on peu dire que tout s’est très bien passé et que le train pourrait reprendre sa marche dans les normes de sécurité, mais voilà qu’en retournant sur la machine et en essayant de repartir le mécanicien ressent que la rame est encore résistante (freinée) et sachant qu’une monté les attends dans quelques kilomètre à partir de la gare de Bir Bou Rekba et cela sur une distance de 5 ou 6kms et qu’il leur faut une rame bien libre et une machine avec toute sa performance pour ne pas tomber en détresse (Raisonnement du 1er Homme qui a réussi à voler, mais qui n’a pas pensé comment il va se poser), il demande à son assistant de revoir la rame et d’essayer de débloquer les wagons encore freinés, normalement il devait encore attendre le temps qu’il faut pour remonter suffisamment la pression d’air ce qui libère tous les freins, mais voilà que le temps a toujours été notre pire ennemi, pourtant le 1er court de sécurité nous demande de ne jamais prendre en compte le temps lors de l’exécution de toute action de sécurité.

L’erreur !! l’assistant se précipite hors de la machine en parcourant la rame et en débloquant les wagons qui sont encore bloqué ( réalisation du freinage d’un train de marchandises : normalement sur un train de marchandises composé de 20wagons, les 2/3 des wagons doivent être soumis au freinage donc 15 sont freinant et les 5autres répartis dans la rame sont à conduite blanche et ne participent pas au freinage) lorsque l’assistant vidange les wagons encore freiné et qui font parti des 15 wagons soumis au freinage il les illumine momentanément de cette action jusqu’à ce que le réservoir de chaque wagon vidangé se rempli de nouveau et le temps qu’il faut n’a jamais été défini (selon ma connaissance) mais je sais qu’il se peut qu’ils ne participe pas au freinage qui suit ce déblocage. Je ne sais pas combien de wagons il a pu vidanger sans se rendre compte mais ce qui est sur c’est que se train n’avait plus dans la rame suffisamment de wagons freinant pour arrêter le train.

4/ Le train reprends sa marche, tout allez très bien, la monté a été effectué sans problème et le train faisait sa vitesse normale 65km/h, mais voilà qu’après chaque montée il y a de suite une descente, la plupart des mécaniciens après avoir entamé la descente coupent la traction et laisse le train sur sa lancé et d’essayer de temps en temps de maintenir la vitesse en exerçant quelques coups de freinage, nos 2 conducteurs (allah yarhamhom) après quelques kilomètres et surtout celui qui conduit s’aperçoit que sa vitesse est en train de monter et qu’il n’arrive plus à la réduire, la rame ne réponds plus, normalement le train devait être à 4 ou 5km de la gare de Bou Argoub, à ce moment il va paniquer, il va redemander à son assistant s’il a bien ré ouvert le robinet de la conduite générale, s’il a vérifier le freinage, ensuite il va se demander que faire ? on va bientôt arriver à Bou Argoub et nous devrons nous arrêter, que faire ??

Je pense que la 1ère réaction nécessaire c’est de contacter la gare de Bou Argoub, la régulation ou son chef direct de service (l’intérimaire du GDFH) pour leur faire savoir ce qui lui arrive et de leur demander si possible de ne pas l’arrêter à Bou Argoub, et j’espère que les enquêteurs vérifient tous les appels effectué par la brigade du train avant l’incident, et si l’un de ces gens qu’il a essayé de contacter n’ont pas répondu à son appel ou ne se sont pas intéressé à ce qui lui arrive doivent être jugé pour ce qu’ils ont causé et qu’il n’ont rien fait pour lui venir en aide.

La 2ème chose qui lui vient en tête s’est d’essayer de provoquer une chute d’air dans la rame pour tenter d’arrêt le convoi à temps. Honnêtement je suis sur que l’un d’eux s’est porté volontaire et a quitté la machine afin d’essayé de passer d’un wagon à l’autre pour arriver à provoquer une chute d’air qui peut arrêter le train en folie et c’est ce qui explique la présence du corps de l’un des conducteur déchiqueté au milieu de la rame, il a essayé de faire un acte héroïque mais le temps nécessaire était si insuffisant.(il n’a pas essayé d’abandonner son train ou de sauter comme prétend certaines voix malhonnêtes).

Les 2 conducteurs ont tout essayé pour arrêter le train en dérive, le 1er est resté sur sa machine en freinant continuellement et ceci même en voyant qu’il ne pouvait plus rien faire et pourtant il n’a pas essayer d’abandonner son train et l’autre a tout fait pour atteindre le robinet d’arrêt qui pouvait leur donner la chance de sauver ce train déchainé.

5/ Si ce train a pu joindre par téléphone la gare de Bou Argoub, le régulateur ou son chef de service, on aurait pu éviter cette catastrophe rien qu’en laissant passer ce train, le convoi s’arrêtera sur une distance de quelques kilomètres, je pense qu’il réussira même de s’arrêter avant d’atteindre la gare de Grombalia, car il y a une petite remonté du tracé de la voie et je suis sur qu’avec le freinage de la machine le mécanicien aurait réussi à arrêté son train sans dégâts.

Ce tragique incident a fait beaucoup de mal à la famille des cheminots en général et à la famille des défunts en particulier, surtout dans cette période difficile que traverse notre société et notre pays en général, mais le plus important je pense c’est de tirer les leçons nécessaire pour que sa ne se produise plus jamais.

Je pense que les mécaniciens n’ont jamais été impliqué suffisamment dans les essais de frein qui ont été une affaire gare ou dépôt, le règlement a laissé le destin du mécanicien et de la rame qu’il tracte dans les mains des gens qui ne se trouvent pas en sa compagnie, qui ne sont pas au devant de la scène et des risques que ces mécaniciens courent sur la moindre erreur de ces gens, et je suis sur que si les mécaniciens étaient plus impliqués dans l’exécution des essais de freinage ils auraient pu éviter un tel incident, car en aucun moment ces mécaniciens n’avaient pu imaginer qu’en vidangeant certaines wagons il vont perdre le poids freins suffisant pour arrêter leur train.

Enfin, je remercie tout celui ou celle qui a pris la peine de lire cet article et je souhaite de tout mon cœur qu’un hommage sera rendu à ces 2 mécaniciens car personne ne peut leurs reprocher quoi que se soit, ils ont fait leurs devoir jusqu’à la mort.

Monday, November 14, 2011

كلام للي يسمعوا

العيون تقول كلام

تسمعوا إلي تشوفها و تسرح في فضاها

و القلوب تدق كمان و كمان

لليسمعها و يطرب بموسيقاها

و النفوس تتفتح و تحب

إلي يسعدها و يسعى لإرضاها

فإذا القلب إستماله ريح الهوى

فسيجد في من هواه نغم شجاه

و إذا العيون أضناها السهر

ففي إنتظار قمر بجماله شد البصر

و النفس لن تنحني إلى لمن تحب

فتشغل الروح بالهوى و تفني العمر

Tuesday, September 06, 2011

Ce vieux connard de Papi!!

Hey Papi

Tu fais quoi dans la rue à cette heure ci ?

Tu ferais mieux de rentrer

Faire tes prières, fumer ta pipe, t’éclipser

Papi a besoin d’aide ?

Tu veux que je t’appelle un taxi ?

Comme si on me fouettait

J’entends leurs paroles, blessé

Je réussi à me relever

Je traine ma vieille carcasse

Je me croyais perdu

Et pourtant

Papi a besoin de vivre, de sortir

De courir dans les rues

De fumer un joint de kiffer

Papi a même besoin

Qu’on lui dise qu’il est beau, qu’il est charmant

Qu’il est plein de vie

Hey vieux connard

Tu devrais plus boire

Ni danser

Ni parler de tes gloires

Mets-toi dans le brouillard

On ne veut plus te voir

Comme une gifle qui me déstabilisait

Qui me fait tomber de si haut

Heureusement mes vieux os tiennent encore

Rien de cassé

Je me reprends

Je ramasse ma vieille carcasse

Je leurs cri

Ce vieux connard est toujours là

Il sait pertinemment que quelqu’un a besoin de lui

De partager un verre avec lui

Une danse, une valse, même la rue

Ce vieux connard sait se faire aimer

Ces beaux yeux bleus

Même couvert de rides

Laissent partir un regard perçant

Ces mains avec une lenteur voulue

Laisse découvrir une caresse exceptionnelle

Si douce et si désirée

Ces pieds qui peinent à le porter

Retrouvent leur jeunesse

Sur les rythmes d’une musique

Un reggae, un jazz ou même du rock and roll baby

Papi est encore en vie

Aller c’est parti, on va fêter ça, ça te dit !!

Friday, May 27, 2011

تونسي et fier de l'être

ولدت بتونس الخضراء بهيا

ترعرعت بمصر، ليبيا و اليمن

مت قتيلا شهيدا بسورية طبعا من دون أمل

إستبحتم حريتي و عرضي

سلبتم عقلي و قلبي أردتموني جسدا خاليا لا يبالي

كجذع شجرة تآكلها الزمن

قلت بلادي، بلادي

كالفرس الهوجاء لا تقبل الخضوع إلا لفارس أغر

توليتم لجامها غصبا و ضلما

و سرتم بها في طريق وعر

لا الضرب و القمع يؤدي جمحها

فهي من البرية والصحراء

تستمد قوامها

و من الوديان و الجبال

تضل كالسهم لا يثنيه الألم

Wednesday, March 30, 2011

l'acusé

Après lecture de l’acte d’accusation

Après avoir entendu la plaignante ainsi que les témoins

Accusé levez vous

Pourquoi vous êtes amoureux ?

Pardon monsieur le juge je n’ai pas compris !!

Tu n’as pas compris ?

Je vous pose la question encore une fois

Pourquoi tu es amoureux ?

J’ai compris la question mais c’est vous que je ne comprends pas !

Comment un homme de loi peut poser une telle question ?

Vous défendez les droits ou vous les contrariez ?

S’il vous plaît répondez à la question sans détour

Pourquoi tu es amoureux ?

Monsieur le président vous pouvez interdire à la plaignante de parler ?

Non mais pourquoi je le devrais ?

Parce que si j’entends sa voix

Je n’entends plus rien d’autre

Je ne serais plus là avec vous

Elle m’emmène si loin si haut

Je plane, je suis envahi par une musique douce

Une chanson qui me fait danser

A la quelle je ne peux résister

Elle m’enchante

Elle me fait vibrer

Vous devrez me condamner sans même me juger

Monsieur le président

Vous pouvez l’empêcher de me regarder ?

Non mais pourquoi le devrais-je ?

Parce que si son regard croise le miens

Je serais à la porté de ces flèches

Qui transperceront mon cœur de mille parts

Mon sang coulera

Je ne serais plus de ce monde

Je serais au paradis ou en enfer

Mais rien ne pourra m’empêcher de l’aimer

C’est moi ou elle que vous devez juger ?

Monsieur le président, vous pouvez l’empêcher de marcher ?

Non mais pourquoi le devrais-je ?

Parce qu’en marchand

Je la vois danser la plus belle valse

Elle est si sensuelle, si légère si provocante

Je ne saurais me retenir

Je serais emporté par son élan

Ça m’épuise, ça me tue

Mais je serais à elle à jamais

Vous pouvez l’empêcher ?

Vous êtes bien là pour me juger ?

Monsieur le président

Je suis saoul, je suis enivré

Je ne devrais pas être là devant vous

Ni même au banc des accusés

Ai-ce un crime que d’aimer ?

Si seulement je pouvais m’en empêcher

Pardon monsieur le président

Je n’ai pas compris la question

Voulez vous la répéter ?

Non accusé, ce n’est plus la peine

Je ne la poserais plus

Cette court, moi-même ainsi que les jurés

Nous sommes si désolés

Monday, March 14, 2011

un nouveau monde

Je préfère parler d’amour et de passion

Pas de secte, de couleur ou de religion

Dieu m’a crée pour chérir et aimer

Non pour haire, torturer ou tuer

Je préfère écrire ce qui me plait

Ce qui m’arrange

Non ce qui fait mal aux autres

Ce qui les dérangent

Je n’aime pas les guerres, les révolutions

Ni les dictateurs ni ses dits « président »

Je suis pour un monde différent

Sans armes ni frontières ni lois

Sans esclavage, ni espionnage

Ni extermination raciale ni dominant

C’est vrai ce n’est qu’un rêve

Une autre façon de voir le monde

Où tout les gens parlent la même langue

Que tu sois brésilien, français ou italien

Tunisien, libanais ou égyptien

Tu as su conquérir ta liberté

Tu l’as prouvé, tu as mérité

Appartenir à ce monde propre

A cette si belle vue, à cet horizon

Oubliant la haine, nos différents

Allons danser

Ecouter la musique, dessiner

Ecrire des poèmes, des lettres d’amour

Faisons exploser nos sentiments

Donnant du rythmes à nos désirs

Lâcher la corde à nos passions

Protégeant la nature qui demain

Fera un terrain de bonheur pour nos enfants

Pour une fois soyez attentif à cette raison

Dieu nous a créé pour chérir et aimer

Non pour haire, torture ou tuer

Friday, March 11, 2011

Comment te dire « je t’aime »

J’écris des poèmes

Je n’ai jamais appris à parler

A dire que j’ai mal

Que je suis heureux

Traduire la passion qui m’anime

Prononcer les mots qu’il faut

Tu vas penser que je suis faible

Que je ne saurai contrôler mon ton

Moi je cherche juste à te dire je t’aime

Pas pour que tu me prends pour un con

Je ne cesse de te dire que tu es belle

Que tu es la plus jolie

Que tu feras la une des journaux les plus côtés

Que tu as des yeux qui me fascinent

Qui m’emmènent aussi loin que tu peux imaginer

Je voyage à travers ton regard

Je découvre des paysages sublimes

Je vois que ça neige un été chaud

Que tu as des doigts de fée

Quand tu me touches je m’envole

Je kiffe, je plane

Comme une momie qu’en fait revenir à la vie

Tu as une silhouette aussi légère

Qu’une ballerine emportée par son élan

Tes cheveux sont si fins si beaux

Que mes mots ne sauront coiffer

Je les vois briller de toutes les couleurs

Ma passion dépasse la raison

Je suis comme un voyageur

Qui de Paris veut rallier Londres

Prends le train pour l’Italie

Tu vas penser qu’il est fou ?

Je te dirai qu’il est si amoureux

Qu’il voit le monde autrement

Pour lui les routes sont toutes les mêmes

Tant qu’ils ramènent là où il veut

Tu vas peut être te moquer de moi ?

Tu diras que mes désires sont si loin de la réalité

Que je suis saoul ou maztoul

Que j’ai même perdu la raison

Je te remets mes papiers

En espérant que tu lis ce que j’écris

Tu vas l’aimer ?

Je l’ai aimé

C’est juste un poème

C’est tout ce que je sais

Wednesday, March 09, 2011

je suis zamoureux

Oh mon dieu, je suis amoureux

J’ai un cœur qui se bat

Qui, malgré les coups qu’il reçoit

Les clous qui le blessent mais ne le tue pas

Veut se racheter, se refaire une foie

Comme un soldat, blessé à mort

Qu’en réanime, en pansent ses blessures

Et on le remet au front

Il te voit

Il coule, il plane, il devient fou de toi

Je n’ose le suivre, l’écouter

Pourtant tout mon corps est à sa merci

Je résiste en espérant que tu me tends tes bras

Que tu me ramènes à la vie

Que tu t’occupes de moi

Puisque il m’a lâché

Mes mains tremblent, j’arrive plus à te toucher

Je deviens pour un moment

Le papillon, qui attiré par le feu

S’envole vers elle

il sait qu'elle va le brûler

Je me retire, je suis au fond du trou

Une voix de l’au-delà me rappela

T’es là pour mourir en martyrs

Ou dans un trou comme celui là ?

Aller soldat, relève toi

Prends tes armes et bats toi

Mes jambes m’emmènent vers toi

Certain que ça sera la dernière fois

Le premier coup va me tuer

Mais cette fois ma mort ne sera plus la même

Elle sera dans tes bras

Je serais enveloppé par ton parfum

D’une balle certes mortelle

Mais aussi tendre que ta voix

Mon sang coulera, oui, il coulera

Mais tes larmes le remplacent et je ne sentirai rien

Mon corps, sans vie, se perd

Mais mon âme s'épanouit en toi

mes rêves se réalisent enfin

mon corps contre le tiens

mes lèvres murmurent en effleurant les tiennes

les plus belles paroles d'amour

tes mains se resserrent

me maintiennent en vie, en vain

une fin aussi glorieuse

"martyr" tu es récompensé

Dois-je inculper mon cœur, le remercier?

Mon amour, mes convictions, mes choix

Ou la guerre qui détruit tout sur son chemin ??

dois-je aimer ou plaindre le destin?

qui m'a permis un temps soit peu

de vivre et mourir pour toi

Oh mon dieu, encore cette fois je suis amoureux

pardonne moi