Je dois prendre une pause
Me déconnecter
Fermer mon ordi et quitter ce monde virtuel
Où je me suis enfermé
Depuis des années, un siècle, une éternité
Je range mes papiers
Je vais revenir au monde réel ; aux gens
Je m’habille, je sors
Je me sens si étranger
Les passants me regardent, comme si je venais d’ailleurs
Même les ruelles de mon quartier, je ne les reconnais plus
Il est tard
Bientôt il fera nuit
Je me retrouve sur la plage
Jadis, elle était magnifique
L’une des plus belle du pays
Je la retrouve, bornée de pierres
Où est passé son sable doré ?
Les vendeurs de glace, les cafés
Les parasols qui la colorait ?
Il y a même une pancarte
« Interdit de se baigner »
Qu’est ce qu’on a fait d’elle ?
Pourquoi on détruit ce qu’il y a de plus beau au monde
Pourquoi on fait tant de mal à cette nature qui nous
hébergeait
Qui nous offre la vie
Je vais twitter ce que je vois
Je vais alerter mes amis (es)
Il ne faut pas que ça se reproduise
Je vais même le partager sur ma page Facebook
Je cherche mon smartphone
Où est ce que je l’ai mis ?
Je viens de promettre de ne plus y revenir au monde virtuel
Heureusement que je ne le trouve plus
Faut que je reste déconnecté
Il fait déjà nuit
Une lampe éclairait à peine les lieux
Personne en vue, le calme absolu
J’entends une voix percer le silence
Si tendre
Elle chantait la nuit, la lune
Une de ces vieilles chansons que j’aimais
Je cherche dans le noir, d’où ça venait ?
Une silhouette si fine, apparaît
Elle marchait doucement, je croyais qu’elle dansait
Si légère, si romantique
Elle m’a vu
Elle s’arrête de chanter, de danser
Elle ne savait pas qu’il y avait quelqu’un
Elle m’a paru surprise
Je lui demande, ne t’arrête pas STP
S’était si divin ce que tu chantais
Elle me fixa d’un regard
Qui perça mon cœur, je suis touché
Mon cœur marqua le pas puis se remet à balancer
Elle a des yeux verdâtres
Des cheveux châtains, courts, décoiffés
Un parfum, que tu n’apprécies qu’après t’avoir pénétré
Enflammé
Elle portait une robe noire qui collait à son corps
Lui donne l’élan, la ferveur et la beauté
D’un léopard qui s’apprête à bondir
Telle une ballerine qui s’envole dans les bras de son amant
Je la supplie encore une fois
Please, ne t’arrête pas
Je ne suis pas là
Elle sourit
Elle me demanda de me relever
Je vais chantais,
Seulement si tu accepte de m’accompagner
Je me sentirai plus en sécurité
Mais je ne connais plus ces lieux
Je me sentais étranger
Elle me rassura
Je suis là, je m’y connais bien, tous les jours je fais ce
même chemin
Accepte
Je lui remets ma main
J’étais près à aller en enfer les yeux fermés
Elle reprend son refrain
Les paroles que je connaissais si bien
Deviennent, plus belles plus romantiques
Elle leur donne du sens, de la magie
Je ne sens plus mes pieds, je volais
J’étais sur un nuage, je touchais le ciel
La lune était à ma portée
Et pourtant se n’était pas un rêve
Ce n’était pas une de ces vidéos que je partageais
Une mise en scène, maquillée
Elle se retourna, me demande si j’étais un étranger ?
Un voyageur, ou quelqu'un qui s’est perdu ?
Je tenais sa main, si fort
J’avais peur qu’elle me quitta
Je lui expliquais que j’y suis née
Que j’ai été toujours là, mais je me suis enfermé chez moi
Je vivais dans un autre monde
Que je croyais plus beau
Je m’aperçois que ce n’était qu’une supercherie
Heureusement que je me suis déconnecté
Je jure que je n’y reviendrais plus
Je ne vais plus twitter ma vie
Mes envies, mes passions et mes folies
Je vais les vivres
Elle me demande de ne plus y penser,
Vit le charme de cet instant
Croise les doigts pour que ça ne finira jamais
Que cette nuit, malgré qu’on est en mois de Juillet
Sera la plus longue de toute l’année.