Après lecture de l’acte d’accusation
Après avoir entendu la plaignante ainsi que les témoins
Accusé levez vous
Pourquoi vous êtes amoureux ?
Pardon monsieur le juge je n’ai pas compris !!
Tu n’as pas compris ?
Je vous pose la question encore une fois
Pourquoi tu es amoureux ?
J’ai compris la question mais c’est vous que je ne comprends pas !
Comment un homme de loi peut poser une telle question ?
Vous défendez les droits ou vous les contrariez ?
S’il vous plaît répondez à la question sans détour
Pourquoi tu es amoureux ?
Monsieur le président vous pouvez interdire à la plaignante de parler ?
Non mais pourquoi je le devrais ?
Parce que si j’entends sa voix
Je n’entends plus rien d’autre
Je ne serais plus là avec vous
Elle m’emmène si loin si haut
Je plane, je suis envahi par une musique douce
Une chanson qui me fait danser
A la quelle je ne peux résister
Elle m’enchante
Elle me fait vibrer
Vous devrez me condamner sans même me juger
Monsieur le président
Vous pouvez l’empêcher de me regarder ?
Non mais pourquoi le devrais-je ?
Parce que si son regard croise le miens
Je serais à la porté de ces flèches
Qui transperceront mon cœur de mille parts
Mon sang coulera
Je ne serais plus de ce monde
Je serais au paradis ou en enfer
Mais rien ne pourra m’empêcher de l’aimer
C’est moi ou elle que vous devez juger ?
Monsieur le président, vous pouvez l’empêcher de marcher ?
Non mais pourquoi le devrais-je ?
Parce qu’en marchand
Je la vois danser la plus belle valse
Elle est si sensuelle, si légère si provocante
Je ne saurais me retenir
Je serais emporté par son élan
Ça m’épuise, ça me tue
Mais je serais à elle à jamais
Vous pouvez l’empêcher ?
Vous êtes bien là pour me juger ?
Monsieur le président
Je suis saoul, je suis enivré
Je ne devrais pas être là devant vous
Ni même au banc des accusés
Ai-ce un crime que d’aimer ?
Si seulement je pouvais m’en empêcher
Pardon monsieur le président
Je n’ai pas compris la question
Voulez vous la répéter ?
Non accusé, ce n’est plus la peine
Je ne la poserais plus
Cette court, moi-même ainsi que les jurés
Nous sommes si désolés