Wednesday, December 16, 2009

Jeu de cartes

Parfois on se donne une raison de vivre

Convaincu d’une existence voulue, tracée

On s’en prend au destin divin

Ou une nature humaine créée et limitée

La vie

La mort

On ne peut les contourner

Comme sur une table de jeu

Où tu t’es retrouvé

Sans avoir d’où et comment t’es arrivé

Les cartes en main, soit tu relance le jeu de la vie

Soit tu te couches et c’est la mort qui le fait

On a le choix ?

On a voulu être là ?

Comme tous ces joueurs

Je me suis perdu

Entre la vie est la mort

Entre l’espoir et le désespoir

Tiré une carte gagnante et survivre

Tiré une mauvaise et c’est la chute vers l’inconnu

Me coucher, je ne le ferais jamais

Ce n’est pas une philosophie

Mais une nature humaine

On ai là, alors on y reste le plus longtemps possible

On se bat

Un désir de survivre

Après chaque chute

On recolle les morceaux, on remonte la pente

A chaque déception

On apprend à espérer

A chaque amour perdu

On aura encore plus envi d’aimer

Ne jamais chercher la haine, la trahison ou le mal quel qu’il soit

Ne jamais perdre espoir,

Ne s’arrêter jamais de rêver

Il faut juste avoir la force

Le désir, l’envi

De croire que demain sera meilleur

Les prochaines cartes feront mon bonheur

Je serais peut être riche, fort et convainquant

Le vent tournera cette fois pour moi

Je serais peut être invincible

Et le monde sera à porter de ma main

Peut être que je serais le plus aimer ?

Le soleil brillera de toute sa force

Sur un air de samba

Les astres danseront pour moi

La lune enchantera mes nuits

Et le monde pleurera cette partie

Si je serais encore une fois vaincu

La chance n’est pas de mon côté

Je me retrouve perdu

Pourtant cette fois, j’ai tellement cru en elle

J’avais même eu un brin d’espoir

En me disant : cette fois sera la bonne

Je me suis permis de l’aimer

J’ai pensé que tout été de mon côté

La chance, l’espoir, le désir

Même mes rêves m’ont convaincu

Et j’ai cru…

Déçu, je me retrouve sur le parquet

Mes cartes éparpillées

Je jouais une musique mélancolique

En murmurant des paroles,

Venant de mon cœur ensanglanté

Qui feront pleuré le ciel

Qui engloutira la terre entière

Par ces sanglots sans fin

Que dieu me pardonnera

La mort m’atteindra

Je vais enfin me coucher

Le jeu continuera sans moi

No comments: