Monday, July 02, 2012

à la découverte de Sejnane

Aujourd'hui, Samedi 30 Juin 2012, avec le désir de découvrir une région exceptionnelle dont on a beaucoup parlé, et le rêve de voir de plus près le Rallye du Nord dans sa seconde édition. Qui est organisé grâce à des efforts exceptionnels de notre chère Salwa Ben Sbaa. Je me décide enfin à prendre la route à Sejnene, la ville martyr ( martyr, ce n'est pas au nombre des tués lors de la révolution; mais pour l'avoir blessée mortellement après la révolution avec un reportage médiocre et haineux, celui de la présence d'une Imara Sallafiste sur ces terres).
Je pars de chez moi, de la ville d'Ez-Zahra à 6h30. j'ai planifié mon arrivée à Sejnene vers 8h, pour pouvoir accompagné le départ du Rallye vers Kef Abed. Je vais commencé à parler du paysage après avoir quitter Mateur, sur la route à environ 30km de Sejnene, on traversant des montagnes sans fin, à l'horizon on voit cette chaine montagneuse de Jibel el Atlas. elle s'étend du Maroc à la Tunisie en traversant l'Algérie. la montagne dont j'ai pris quelques photo et nommée Ain Chouna entre Mateur et Sejnane et d'une hauteur de 513m.
 La route est longue, pour arriver à Sejnene je devais normalement faire 110Km. dont les dernier 55km traversent les montagnes, une route avec des parties difficiles, des virages, des montées des descentes. un plaisir à conduire dans ces condition, le paysage me fait oublier la chaleur qui sévit.
 Je m'arrête parfois pour prendre une photo. je me réjouie de voir que le monde est si simple, si beau. Qu'il fallait juste se libérer de se stress quotidien qui nous tue et donner de l'air frais à nos cerveau pour qu'ils reprennent à tourner dans le bon sens et penser plus sagement. plus Naturellement. La nature c'est la vie
 L'agriculture dans cette région est généralement spécialisé dans les grandes culture, surtout le blé. quelques oliviers et très peu de terrain sur des courtes plaines qui font de la culture maraichère grâce à l'eau, la richesse de la région. mais dont joui un très petit nombre d'agriculteurs vue le profil de la région.
Il est 8h30, j'arrive à Sejnane, les premières images qui m'ont marqué, c'est la tranquillité de la ville, si calme, si paisible, pas de Barbue, ni Sallafiste ni Royaume, juste une ville comme toute autre qui vient de se lever pour commencer une journée de travail. les commerçant sont ouvert, les voitures de transport urbain sont trop nombreux, les Bus de la Sté de Transport de Bizerte aussi sont là.

Je fais le tour de la ville, du moins la route principale, j'arrive près de la Gare de Chemins de Fer, une gare abandonnée depuis quelques années à son sort, les oiseaux occupent si bien les lieux. ils y font même des petits, cette gare a servi finalement à la nouvelle génération d'oiseaux.
 Je m'arrête devant un café " Arabesque" à l'extrêmité de la ville sur la route qui mène à Bizerte. Je sais qu'aujourd'hui le Rallye devait partir de Kef Abed vers Cap Engela "Ras Enjla", un parcours montagneux et des pistes conçu pour ce genre de sport. Mais je pensais que l'équipe va passer la nuit à Sejnene puis partir le matin sur le lieux du départ de cette étape, c'est pourquoi j'étais aussi matinal. j'essaye entre temps de contacter Salwa, mais pas de réseau, je devais patienter. Je lui adresse un sms pour que dès qu'elle soit à la portée du réseau me contacte.
Au café, je viens d'être invité par un homme de mon age à s'assoir à sa table, il n'y avait au café que quelques personnes, j'accepte volontiers afin de partager un moment et connaitre un peu la région. Je demande mon café, un expresso comme d'habitude, une Chicha, comme mon compagnon de table. Cet homme montre la générosité de la région, du Tunisien en général, il est si accueillant, si gentil, il me propose même de venir partager son déjeuner chez lui, une offre que je ne peux accepter bien sur, on vient juste de se connaitre. Si Hakim Naouali, âgé d'environ une cinquantaine d'année, il est dans le domaine de l'architecture, mais il m'a parût serviable et essaye de donner une excellente idée sur sa ville, sa région. Il me parla des possibles projets exécutables dans cette région, de la difficulté de trouver un emploi pour les jeunes, du manque d'assistance du gouvernement en général à l'émancipation de cette région qui se sent perdue, oubliée.
L'une des idées qui a retenu mon attention, est la présence d'une montagne d'Argile, qui n'a jamais été exploité, Hanchir Hadada à 4Km de Sejnene, sur la route de Nefza, d'après mon interlocuteur, et qui 2ans avant la révolution un projet devait voir le jour, une usine de Brique, mais a été abandonné après le départ de Zaba.
 Je lui demande s'il pouvait me faire visiter Hadada, puisque je suis là et j'attends encore une communication de Salwa. Il accepte volontiers. Il est 10h du matin, il m’emmène au village Hanchir Hadada ou Hadada, 10minutes de parcours, 300 habitants sont éparpillés dans ce village, sur le flanc d'une montagne, j'arrive devant l'école.

 Le plus marquant bien sur c'est la verdure, Les femmes qui travaillent dans les champs, pas d'hommes, les petits qui se regroupent à l'arrivée de toute personne étrangère. Je m'arrête devant l'école. Je laisse la voiture pour faire quelques pas avec mon compagnon qui me parle de la région, de ses richesses, de ses misères. Je prends l'école en Photo; la montagne derrière et qui devait changer le paysage du village, qui devait offrir du travail à ces quelques milliers de famille sans ressources stables.
L'épicier, qui dans la plupart des villages Tunisiennes représente le village, le lieu de rencontre, ainsi que le lieu où on trouve le minimum nécessaire.
Mon compagnons, salut les 2 hommes qui étaient devant l'épicier, il se présente, me présente: si Neji un cheminot et un bénévole qui essai de comprendre les difficultés de la région!!!; (j'en étais fier, même si je ne faisait rien du genre, je ne peux être d'aucune aide à ces gens) mais j'insiste que je ne fais partie d'aucun parti politique, je ne peux rien avancer, mais j’essaie d'écrire quelques mots sur la région peut être que mes lignes trouverons un bon entendant
Les 2 hommes, si ouvert et si généreux me propose des boissons, mais je refuse catégoriquement, malgré que mon compagnon a voulu accepter, mais je lui conseille de ne rien prendre à ces gens, 
 Je veux juste avoir une idée, je devais rejoindre le Rallye, je n'ai que quelques minutes. Ils me parlent de leur vraie problèmes, l'eau. Malgré la richesse de la région en sources d'eau et le taux très élevé de la pluviométrie dans cette Zone, qui est la plus forte de tout le pays, le village manque d'eau, une source naturelle est à quelques 800m de la région, mais les autorités de Sejnane l'octroie à la ville de Sejnane et non au village
La préfecture de Sejnane dont dépends le village, offre une citerne d'eau ou 2 par semaine à ces quelques 3000 habitants, trop insuffisant, une eau qui ne suffit même pas à la nécessité personnelle de ces habitants, ce qui a donné naissance à un marché parallèle d'eau potable, le bidon de 20litres à 500millimes, une somme dérisoire à nos yeux mais pour ces pauvres gens, c'est cher. La question qui me laisse sans voix: nous avons une richesse d'eau dans notre village, la nouvelle réserve que vient d'être bâti par l'état est à 1km maximum du village, mais nous ne sommes pas concerné par cette réserve, nous devons attendre les prochains plan...
Je savais en parlant à mon ami "compagnon" que l'ancien gouvernement à octroyé 13 milliards pour toute la région de Sejnene et ces villages avoisinantes afin de desservir 93% des habitants de cette région.
Pourquoi Hadada n'est pas parmi ces villages alors qu'elle possède les réserves naturelles suffisantes??
          Je quitte Hadada, je reçois enfin un appel de Salwa, elle me demande de joindre le lieu du croissant rouge de Sejnane, là je demande "Salem", il va m'emmener à Kef Abed.

Mon compagnon m’emmène au bureau du croissant rouge, il est juste à côté du café où j'étais ce matin. Il n'a pas attiré mon attention, rien n'est écrit sur sa façade, ça ne se voit pas, pourtant je savais qu'il rendait d'éminents service à la ville!!
Là je retrouve Salem, un jeune homme d'une trentaine d'année, il était presque midi, une chaleur invivable, aucune climatisation dans ce bureau "lugubre" un ordinateur sur le bureau; un rideau de fortune caché ce qu'il y avait derrière le bureau, 2 chaises et une table basse, beaucoup de cigarettes par-ci par-là, ça à l'air d'un bureau qui n'a pas était nettoyer depuis un siècle...
Enfin, Salem était aussi généreux que les précédents, il m’offre à boire une bouteille d'eau minérale, un café, une boisson?? je décline, je veux juste qu'il m’emmène à Kef Abed. Il me demande de patienter, il doit finir un travail urgent, le temps que le groupe sera de retour Kef Abed.
Une vieille femme vient d'entrer, elle a un carnet entre les mains, sa fille vient d'avoir un enfant, elle a besoin d'aide, de lait en poudre pour nourrir son bébé puisqu'elle n'a pas de lait!!
Salem lui prend le carnet, en fait une copie et lui remet 6 boites de ce fameux lait "SwissLac" 1ère age; la boite, m'explique Salem coute environ 13Dinar en pharmacie, les gens du village n'ont pas assez de ressources pour ce payer ce luxe. Les 6 boites remis à cette femme devrait alimenter le Bébé pendant 21jours normalement, s'est d'une grande aide à la famille, bravo le croissant rouge. la réserve va bientôt céder me déclara Salem, elle était derrière le rideau.
Salem m'expliqua aussi qu'il existe sur le marché des boites de lait importer d'Algérie et qui ressemblent à cette boites (1ère age) se vendent à 6D, mais aux risques et périls de la validité et de la qualité!!
Le croissant rouge a aussi d'autres aides, comme l'aide des familles nécessiteuses, l'aide du mois de Ramadan, l'aide scolaire...... mais il me fait remarquer que certaines aides n'arrivent parfois pas aux bonnes personnes car il y a des profiteurs sur les circuits. Ceux qui réclament le plus d'aides, ne sont vraiment pas les plus nécessiteux. Il pense que les vrais villageois qui n'ont pas de moyen même de vivre ont beaucoup plus d'honneur et de personnalité et il ne tendent jamais leurs mains à qui que se soit, s'est eux qu'on s'acharne à chercher et leur faire arriver les aides.
Je quitte le bureau, je lui laisse le temps de finir son travail et je profite pour prendre un sandwich "melaoui" pour calmer ma faim.
à 13h00 nous quittons le bureau direction Kef Abed. il est à 47kms de Sejnane en direction de Bizerte.
à 47km on quitte la route vers un sentier, le début était normal avec quelques cassures; mais praticable, à environ 2km plus de route, c'est la foret, que des pistes, vierges. les habitants voisinant ces pistes, quelques uns, ont mis des pierres sur la piste pour empêcher les 4*4; les camions et les curieux qui s'y aventure, de faire de la vitesse, pour protéger leurs enfants des risques d'accident et des nuages de poussières au passage de chaque véhicule. 



Enfin, je vois derrière moi une voiture qui faisait partie de l'équipe du rallye, je m'en réjouit, en plus il s'agit bel et bien de Salwa, elle nous salut et nous fait signe de la suivre!!
Il m'était bien sur impossible de la suivre, elle faisait la course et ma voiture ne peut pas faire de la vitesse dans ce genre de lieu, je m’abstiens, puisque j'ai un guide excellent avec moi. Nous arrivant devant l’hôtel au bord de la mer "Sahraoui", waoww, je suis fier de ce que je viens d'accomplir.
Une partie des équipes participantes est déjà arrivée d'autres ne sont pas encore là, ils sont content de participer à ce beau Rallye et félicite Salwa de la très bonne organisation.

L'Hotel, type bungalows répartis sur la côte, une piscine plein air, et le sable si clair et si beau d'une plage vierge. une vue exceptionnelle, ça donne de suite envie de plonger et ne penser à plus rien, mais moi, le citoyen du monde que je suis, je ne peux me l'offrir car j'ai d'autres programmes à respecter, je dois retourner sur Tunis, je ne peux m'offrir le plaisir de rester, de me baigner. 

Je prends quelques photos des lieux et je promet à ce monde de retourner très bientôt, mais surtout en ayant plus de temps.




 Je quitte ce paradis, à 14h, très ému, de laisser ce paysage dont je ne cesse d'en rêver et repartir vers la ville, avec son vacarme, ces voitures, et ces problèmes, mais j'en fais partie et je ne peux vivre sans.

 Ce barrage en construction, se trouve sur les sentiers qui mènent à l’hôtel, c'est une nouvelle réserve qui groupe l'eau qui descend des montagnes avoisinantes pendant la saison pluviale.



Une photo des sentiers sauvages.



Je dois félicité ma voiture pour ce qu'elle vient d'accomplir, bravo et excuse moi de t'avoir fait subir ça.

 Enfin je rejoint la route principale qui mène à Bizerte, on m'a conseillé de rentrer via Bizerte, c'est moins long, mais il y avait des travaux sur cette route, beaucoup de camions de transport de sable et autre matériaux de construction, s'était vraiment pire que l'autre, mais moins longue. Kef Abed est à 42 km de Bizerte, il m'a fallut une heure pour arriver à Bizerte, il est 15h, je devait arriver à Ezzahra avant 16h, je suis dans les temps heureusement.


Je tiens vraiment à féliciter Salwa Ben Sbaa qui m'a permis de vivre cette journée exceptionnelle, de découvrir ces paysages uniques, et surtout de découvrir une personne aussi généreuse, merci Salwa.
Je tiens aussi à remercier Hakim, mon compagnon de la matinée, qui m'a permis de connaitre la ville de Sejnene, qui était aussi généreux et si accueillant, comme la plupart des Tunisiens.
Je félicites les habitants de Sejnene, de Hadada qui m'ont offert un peu de leur temps, et m'ont parlé, qui m'ont ouvert leurs cœurs, je leur ai promis d'écrire ce qu'ils m'ont dit et je le fait dans ce billet, j’espère que tous ceux qui lisent ce billet, pensent un peu à eux et savent qu'à Sejnene il y a des gens merveilleux, accueillants et honnêtes, je n'avais pas vu de méchants sallafistes comme ce qu'a laisser entendre certains journaux, mais juste des gens paisible qui veulent vivre dans une Tunisie nouvelle, qu'est la leur autant qu'à nous.
Je tiens aussi à féliciter le croissant rouge, "Salem" et tous les autres pour les aides qu'ils apportent à ces gens, qui contribuent avec le peu qu'ils offres à donner un espoir à nos concitoyens qui sont dans la nécessité et la misère.

No comments: