Je
croyais la connaitre
Depuis
des années on se croisait tous les jours
On se
disait pleins de trucs
On partageait nos cafés le matin
Elle
aimait mes pains au chocolat
Je lui
lisais mes poèmes
Que
j’écrivais pour l’émerveiller, l’enivrer
Elle
rigolait parfois
Elle
se mettait en pleurs de temps en temps
Je la
sentais si proche
Si
intime
Pourtant
elle gardait ses distances
Comme
si elle cherchait à se protéger
Elle
savait me manipuler, m’intimider
Elle
prend du plaisir quand elle mène la danse
Elle
mène les débats
Malgré
la fragilité de ses sentiments
Elle
est inflexible dans ces choix
Si
farouche, si impériale
Elle
ne se laisse jamais manier
Elle m’a
offert sa confiance
Et ça
me paralysait, m’effrayait
Elle
aimait écouter mes discours
Elle
partageait mes chansons
Elle trouvait
en moi un refuge
Un
abri où elle aimait se cacher
Je ne me
suis jamais soucié
De sa
transparence, de sa lucidité
Je
croyais toujours la connaitre
La
contenir, la maitriser
Mais
elle a toujours su se détacher
S’isoler
Elle
devient inaccessible
Si
obscure, si mystérieuse
Une
énigme indéchiffrable
Elle
absorbe ma force, mes fantasmes
Et je
me remets à elle sans condition
Je lui
déclare mon amour, ma ferveur
Comme
un guerrier abattu, anéanti
Après
une guerre qu’il a perdue
Bien qu’il croyait l’avoir vaincue
No comments:
Post a Comment