Quelque part
dans ma cellule dorée
Je purgeais ma
peine, ma vie
Elle avait une
petite fenêtre
D’où je peux
voir la mer
Où j’ai appris
à écrire mes vers
A donner vie à
mes amours
Mes
fantaisies, mes désirs
Où j’ai pu
évacuer mes soupirs
Contrôler mes
passions
Ma force, avec
le temps
Mes faiblesses,
mes compassions
Mon
indifférence
Où j’arrive à
changer de ton
D’éteindre mes
feux
A marcher plus
lentement
A gagner
l’amitié de mon ennemi
De mon gardien
Je lui passe
mes textos
Qu’il twitte de
l’autre côté des barreaux
Avec un pseudo
que j’ai choisi
Snoby
S’était le bon
vieux temps
Tous ceux qui
me suivaient
Pensaient que
j’étais "vivant"
Sur une île
prodige
Dans un palais
avec des jardins
Des roses et
des palmiers
Du moins c’est
ce que disaient mes textos
J’ai su
partager mes rêves
Qui éclosent
dans un noir absolu
Pour répondre
leur lumière
Leur amour
infini
Condamné à vie,
en vie
Sans crier
vengeance,
Je suis
innocent,
De ma
souffrance, de ce châtiment
J’émets de la
joie à travers mon gardien
Qui détient ma
célébrité
Hors des
barreaux, de ma vie
De mon pseudo
Snoby
Il y a même des
fleurs qui me parviennent
De temps en
temps
J’adore lire
les commentaires de mes fans
Qui me
demandent parfois des dédicaces
Qui m’envoient
des invitations,
A des rencontres,
des événements
Je partageais
tout avec mon gardien
Qui se
chargeait de ce qui se passe hors des barreaux
Et je me
chargeais d’observer le monde à travers ces yeux
Hé les tweeples
On ne sait
jamais ce que peut cacher un pseudo
Même s’il nous
parait merveilleux
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