Ce soir je m’allonge sur mon lit
Je ferme les yeux avec la seule envie,
Tout oublier
Faire le vide dans mon esprit ; mon cœur et ma vie
Je me suis tout le temps accroché
A des rêves que je n’ai su réaliser
Puisque ça ne dépendait pas de moi
Elle devait choisir
Je croyais qu’elle savait
Tout l’amour qui habite mon cœur
A double tour, je l’ai
enfermé
Pour qu’il ne perd rien de sa force, de sa splendeur
Que mes désirs garde leur flamme
Que ma passion augmente chaque jour d’un cran
Je me suis tout le temps retenu
Je ne dois pas lui en parler
Elle le savait, j’en étais tellement convaincu
Le jour venu, c’est moi qu’elle va choisir
Elle va trancher, m’aimer
Mais elle ne l’a pas fait
Elle n’a pas vu que mes yeux brillaient
En attendant sa déclaration, son choix
Elle n’a pas remarqué que mon corps tremble
Que mes jambes n’arrivent plus à me supporter
Comme un enfant qui attend son bulletin
En étant sur du résultat
Et pourtant, il avait peur, il avait le tract
Il pleurait
Elle a fait son choix
Devrais-je lui en vouloir ?
Ou, c’est à ma timidité que j’en veux ?
Dois-je regretter ma passivité, ma faiblesse ?
J’arrive jamais à dire ce que je ressens
Et pourtant je lui en veux tellement
Je réclame un droit que je n’ai jamais eu le courage de
réclamer
De demander
Je me suis remis au destin
On m’a appris depuis mon plus jeune age
« Ce qui est écris sur le front, le verra l’œil un jour »
Euh, non, cette fois ça ne marche pas, il a été emporté par
le vent
J’ai écrit des lignes et des tonnes de papier
Mais elle ne s’est jamais rendue compte
Elle me félicita pour les belles paroles que j’arrive à
dénicher
Que j’étais trop tendre
Que je savais si bien parler aux femmes
Qu’elle aimerait tant connaître quelqu’un « comme moi »
Et pourtant j’étais là
Devant elle, j’attendais qu’elle me tende sa main
Elle n’a pas compris que ce que je m’abstiens à écrire lui
était destiné
Je ne suis pas arriver à lui communiqué, mon amour, mon
chagrin
Je l’ai perdu
Je me suis perdu
Je l’aime
Elle aurait pu faire le bon choix
Si j’avais dit ce qui me dévore de l’intérieur
Ce qui n’arrive pas à sortir de cette prison que je me suis bâtit
Où je l’ai enfermé, à vie
Elle aurait pu déchiffrer mes messages
Qui n’étaient pourtant pas codés
S’était si simple de voir que toutes les paroles que j’ai écrites
Décrivent les sentiments que je retenais sans le vouloir
Maintenant s’est bien fini
Elle a fait son choix
A quoi bon ça va servir de pleurer mon destin
Si je le lui dis ?
Je vais lui faire du mal, je vais m’en vouloir à jamais
Je dois m’allonger
Fermer les yeux
Tout oublier
Je ne vais pas en mourir
Je n’ai jamais eu le courage
Je ne risque pas de me martyriser.
Après tout les rêves ne durent que le temps d’une nuit
Cette fois, s’était beau, un peu trop pessimiste
Le rêve de demain sera meilleur
Je vais espérer,
Il suffit juste de fermer les yeux
1 comment:
Très beau poème. Dommage d'y lire que nos rêves ne dépendent pas de nous
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